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Juana la loca
1995
A propos de cette série
7 peintures, inspirées d'une pièce de théâtre mettant en scène Jeanne la folle, mère de Charles Quint, accusée de démence par son père et par son fils.
Ce qu'en dit Micheline LO
Nouveau métissage de l'Espagne et de l'Amérique latine. C'est une pièce du colombien Heriberto López Pérez, à un seul personnage : la mère de Charles Quint, Jeanne la Folle. Dans une mise en scène extraordinaire, l'actrice, Luz Stella Garcia, était fixée par son ample robe blanche  mousseuse aux quatre coins de la scène. Six [sept] toiles ont pris naissance de ce blanc carcéral. Comme celles de Terra Nostra avaient été provoquées par le noir.
Ce qu'en dit Henri VAN LIER
Recherche en cours.
A propos de Juana la Loca
« Juana la loca » (Jeanne de Castille), est la mère de Charles Quint. Pendant 46 ans, elle vit enfermée, à Tordesillas, jusqu’à sa mort en avril 1555, à l’âge de 75 ans.

Son enfermement reste énigmatique: vrais troubles mentaux ? simple tempérament excessif ? raisons politiques ? motifs religieux ?

Une seule certitude. Au fil du temps sa solitude deviendra terrible, la mort la séparant tôt des siens.
  • Jean, son frère, meurt en 1497. Elle a seulement 18 ans.
  • Isabelle, sa sœur aînée, meurt un an après, en 1498.
  • Sa mère, Isabelle 1ère de Castille (Isabelle la catholique), meurt dès novembre 1504.
  • Son mari Philippe le Beau meurt en 1506. Elle n'avait que 27 ans. Il en avait 28. Elle l'aimait éperdument. Elle restera inconsolable.
  • Paysage cérébral
    La folie de Jeanne la folle est insaisissable, indécise. Il en est de même de la peinture de Micheline LO.

    Chez Micheline LO, chaque chose peut être "autre chose". Un trait peut être une tache. Un contour peut enfermer, interagir, ouvrir. Les éléments de la toile peuvent avancer ou reculer, se combiner, se repousser...

    La toile reste vivante. Comme un paysage.
    Inspiration de Micheline LO
    D'abord, Micheline LO dit avoir été inspirée par le croisement entre l’Espagne (celle de Jeanne) et l’Amérique latine (celle de Heriberto López). Un tel croisement ne pouvait être que cérébral.

    Ensuite, la prestation de l’actrice Luz Stella García, enfermée dans une robe blanche, immense, invitait le peintre à s’intéresser à ce qu’elle appellera « le blanc carcéral ». Un blanc plus « cérébral » que physique.

    Mais encore, les traits et couleurs ne peuvent tout exprimer. Dans un long monologue, Juana la Loca dénonce le prix humain de l’Empire de Charles Quint, son fils. Invitant le peintre à faire interagir texte et image. Interaction cérébrale elle encore.
    Pour en savoir plus
    On pourra lire notamment les textes suivants :
  • Le projet pictural de Micheline LO (cliquer ici)
  • La notion de paysage cérébral chez Micheline LO (cliquer ici)
  • Le texte "A propos de Henri VAN LIER" (cliquer ici)
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