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Son œuvre
 
 
Peindre le paysage cérébral  
 
Micheline LO disait elle-même : Mon travail [...] ne peut se satisfaire de la rencontre avec le motif, il lui faut l'interférence d'un tiers [...]. C'est pourquoi, si j'admire profondément le désert, je préfère le peindre à travers le regard de Flaubert, qui emprunte le regard de Saint Antoine, lequel emprunte le regard du délire, lequel distend absolument l'unité du désert, puisqu'il n'y voit que des mirages.

Si donc un paysage m'excite, c'est le paysage cérébral. (les rares dessins directs de montagnes, faits quand je suis dans la Drôme, sont marginaux).
Ecrites pour l'exposition DIX ANS DE PEINTURE - MICHELINE LO, ces quelques phrases illustrent l'essentiel de ce qui l'a inspirée : d'abord peindre le paysage cérébral des autres, puis, à partir de 1996, peindre son propre paysage cérébral.

Et, comme tout cerveau biologique ou artificiel pondère, associe, renforce ou efface des écarts, c'est fondamentalement ce que Micheline LO peindra, inlassablement.
 
 
 
 
Peindre des écarts  
 
Thématiquement, Micheline LO peint des écarts, tels que par exemple :
  • naturel / surnaturel * raison / délire * vie / mort
  • magnificence / dérision * vide / éclat * clair / obscur
  • accélération / reprise * trait / couleur
  • volumes négatifs / positifs * évanescence / apparition
  • figuratif / non-figuratif * analogique / digital
  • paix / hostilité * nostalgie / modernité
  • apparition / disparition * fond / forme
Picturalement, aussi, ce sont des écarts qu'elle explore, en particulier les rapports avant / arrière, à propos desquels elle disait "ils laissent place à des entre-deux où naissent un mouvement basal, une pulsation, une vibration."

S'il nous fallait retenir une phrase que Micheline Lo n'a cessé de répéter, ce serait "il faut que de partout ça avance et recule en même temps", comme les vagues d'une mer dressée sur un mur.
 
 
 
Puissance évocatrice de la littérature  
 
Plus que la musique, l'architecture, ou la peinture, la littérature est d'abord EVOCATRICE. Les mots déclenchent des tonalités, des images, des ambiances, des odeurs, des chocs,... qui, au cas par cas, apparaissent, se transforment, se superposent, se mélangent à l'intérieur du cerveau du lecteur.

Du coup, les textes littéraires ont constitué une source d'inspiration majeure pour Micheline LO, notamment les textes suivants :
  • La tentation de saint Antoine, de Flaubert
  • Don Quichotte (El ingenioso hidalgo don Quixote de la Mancha), de Miguel de Cervantes (Espagne)
  • La divine comédie, de Dante (Italie)
  • Terra Nostra, de Carlos Fuentes (Mexique)
  • Miracle de la Rose, de Jean Genet (France)
  • Cent ans de solitude (Cien años de soledad), Gabriel García Márquez (Colombie)
  • Salammbô, Flaubert (France)
  • Vents, Saint-John Perse (France)
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    Suite à venir
     
     
    En préparation *** Patience ***

    Micheline Lo était aussi un "peintre cosmogonique", au sens où son oeuvre raisonnait avec les paradigmes scientifiques et biologiques de son époque.